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Ce sont pas moins de 140 personnes 120 professeurs et maîtres de morale
qui ont participé à ce colloque que j'ai eu le plaisir
d'organiser avec ma collègue Isabelle Emmery au Parlement de la
Communauté française
Une exposition de stands d’associations liées au cours de
morale est venue ponctuer le colloque dans l’Atrium du Parlement de la
Communauté française. Parmi les associations et personnes présentes: CAL-com,
CAL-Liège, Philéas et Autobulle, LHAC, FAML et les livres de Claudine Leleux,
Chargée de cours de Didactique de la morale non-confessionnelle et d’Education à
la citoyenneté à la Haute École de Bruxelles (HEB, enseignement de la Communauté
française) sur le cours de morale. Ils ont permis d’offrir une vitrine des plus
représentatives de la diversité et de la richesse des productions en rapport
avec le cours de morale et l’éducation à la citoyenneté. Des projets menés par
ces classes de morale en Communauté française comme les Moraliens 1030 ont été
aussi présentés.
Le cours de morale soumis aux interrogations
De la formation initiale à la formation continuée, du contenu
du cours à sa promotion en passant par les rapports entretenus avec le CAL et
les associations provenant du mouvement laïque, autant de sujets débattus tout
le long de cette journée.
Un constat évidentà l’issue de cette journée: créativité,
conviction, originalité et passion doivent rester les outils principaux des
acteurs d’un cours que l’on pensait à tort quelque peu oublié.
La journée n’a pas échappé à une question récurrente: doit-on
supprimer le cours de morale et les cours de religion au profit d’un cours
commun de philosophie et d’histoire des religions? Question débattue avec
passion. Diverses pistes ont été envisagées: de la suppression totale du cours
de morale et des cours de religion à l’introduction d’un cours de philosophie
dans le dernier degré du supérieur uniquement. Question immense aux réponses
incertaines tant elles sont différentes. Pareil colloque n’ambitionnait pas de
la trancher. Plutôt, il se voulait être une vraie rencontre entre les
enseignants, les acteurs de la laïcité et des députés socialistes convaincus par
la participation et l’échange.
Nous mettrons les mois qui
viennent à profit, pour rédiger des textes que nous soumettrons tout d’abord à
la concertation du secteur.