Enseignement - formation
- Question
orale de Véronique JAMOULLE à Marie-Dominique Simonet, Ministre de l'Enseignement
supérieur et de la recherche scientifique relative au "processus dit "de Bologne" dans le cadre de la promotion de la réussite"
Madame la
Ministre,
Le décret dit « de Bologne » qui fut débattu et
voté en fin de législature précédente prévoit une série de dispositifs visant
la promotion de la réussite à l’université et dans l’enseignement supérieur en
hautes écoles.
Je cite sans que cela soit exhaustif, l’organisation des
années par quadrimestre, avec évaluation après chaque période, l’organisation
des cours et la valorisation des acquis par crédits, ce qui permet une
progression régulière et mieux maîtrisée par l’étudiant, le report de certaines
notes pour permettre à un étudiant de présenter une session moins lourde
lorsqu’il a réussi l’un ou l’autre crédit la session précédente, et enfin le
chapitre 5 du titre III intitulé l’aide à la réussite et qui prévoit plusieurs
mesures, comme centre de didactique supérieure, offre d’activités spécifiques
pour les méthodes et techniques aidant à la réussite, outil d’autoévaluation et
conseils aux étudiants pour orienter ou remédier aux carences, enseignement en
petit groupe, méthodes de didactique innovantes ciblées sur le profil des
étudiants de première génération…
Les financements tiennent compte en outre d’exigence
spécifique en matière d’encadrement renforcés des premières années et des aides
sociales aux étudiants, du maintien de certains redoublants dans le nombre
d’étudiants pris en compte.
Ces diverses mesures ne sont sans doute qu’un premier pas
vers une nouvelle culture de la réussite à l’université, qui passe par
l’acquisition des compétences, la qualité de l’enseignement et l’accompagnement
des étudiants vers un cursus satisfaisant et positif, mais aussi par la
reconnaissance par les enseignants et les institutions elles-mêmes de la
nécessité d’assurer cet accompagnement, d’appuyer ces efforts de promotion de
la réussite.
Madame la
Ministre,
Pourriez-vous nous faire un état de la situation sur
l’application par les institutions d’enseignement supérieur des mesures déjà
prévues par le décret ? Sont-elles mises en œuvre de façon concrète et les
étudiants sont-ils informés des outils existants ?
D’autre part, en ce qui concerne les méthodes de didactiques
innovantes, avez-vous connaissance des projets actuels et des coopérations
existantes dans ce domaine entre hautes écoles et universités, ou entre
enseignement secondaire et supérieur ?
Le sujet est évidemment
essentiel et entre pleinement dans
un processus d’évaluation de la qualité de
l’enseignement supérieur et je crois
d’autant plus important de définir, avant tout autre
projet, ce qui aujourd’hui dans les outils existants
est déjà mis à disposition des étudiants.
Je vous remercie de vos réponses.