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Enseignement - formation



- Question orale de Véronique JAMOULLE à Marie Arena, Ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale relative à  "l'apprentissage des langues
Commission Education du 14 novembre 2005 - p.8




Madame la Ministre-Présidente,

 

Nous avons récemment salué les initiatives que vous comptez mettre en œuvre  pour renforcer

l’apprentissage des langues en Communauté française. Je cite rapidement la labellisation pour

les écoles qui pratiquent l’immersion, les échanges de professeurs entre nos trois communautés, le jumelage de classes pour faciliter les séjours linguistiques ; bref, favoriser la mise en situation.

 

Nous ne pouvons aussi que nous réjouir des mesures proposées dans le plan Marshall : parmi d’autres, les bourses supplémentaires d’immersion pour les élèves du troisième cycle secondaire et pour les enseignants. Nous ne doutons pas de la  pertinence et de l’efficacité de ces initiatives.

 

Toutefois, il existe, en matière de connaissances linguistiques, une inadéquation entre les attentes des entreprises et le niveau de connaissances linguistiques de nos diplômés. Le récent sondage réalisé par l’Union wallonne des entreprises en collaboration avec l’AWEX et le Forem, auprès de 632 entreprises de la Région, démontre qu’au sein de celles-ci 149 emplois sont inoccupés en raison de l’insuffisance linguistique.

 

De nombreuses entreprises ont déjà décidé de pallier cette lacune en organisant et finançant des cours de langues à l’usage de leur personnel. Cette insuffisance peut également être pointée du doigt dans la Région de Bruxelles où de nombreux jeunes ont d’autant moins d’espoir de décrocher un emploi dans le contexte géographique.

 

Au regard de cette situation et sans vouloir prétendre détenir les clés pour résoudre cette problématique essentielle à l’avenir de l’emploi et à l’épanouissement économique de nos Régions, ne serait-il pas utile, dans le cadre d’une réflexion globale, de dégager des pistes favorisant plus encore la maîtrise des langues par nos élèves et particulièrement du néerlandais et de l’anglais nécessaires à ces objectifs ?

 

Je pense particulièrement au renforcement de cet apprentissage aux deuxième et troisième cycles de l’enseignement secondaire technique de qualification et professionnel. Cette piste ne pourrait-elle être envisagée sans modification du volume horaire hebdomadaire des élèves en recentrant les priorités sur ces disciplines ? Cette piste ne pourrait-elle s’inscrire dans le projet de modularisation des apprentissages dans l’enseignement qualifiant ?

 

Nous connaissons tous les limites budgétairesimposées à la Communauté française mais l’importance de connaissances multilinguistiques dans le contexte européen et mondial ne doit-elle pas transcender notre réflexion ? Tout diplômé devra être polyglotte sous peine de grave  dévalorisation de ses aptitudes à l’emploi.



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