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Enseignement - formation



- Question orale de Véronique JAMOULLE à Christian Dupont, Ministre de l'Enseignement obligatoire relative au  "l'autonomie et l'efficacité des réseaux"
Séance plénière du 03 juin 2008 - p.5



Monsieur le Ministre,
 
Dans Le Soir du mercredi 21 mai, nous apprenions, chiffres de l’étude Pisa à l’appui, que l’école libre serait meilleure que l’école officielle. La raison qui a été invoquée pour justifier cet anathème réside dans l’organisation des réseaux, davantage décentralisée pour l’un, et centralisée pour l’autre.
 
Je dois bien vous avouer que ces propos, portés par le MR au travers de Monsieur Destexhe, m’ont surprise à plus d’un titre.
 
De même, je n’ai pas compris l’attitude de Monsieur Borsus, éminent connaisseur du dossier, mais véritablement gêné par les positions de son parti. Monsieur Borsus nous a habitués à plus d’indépendance. Il a, me semble-t-il, toujours manifesté un attachement au service public. Que voulez-vous, Monsieur le Ministre, la logique partisane a produit des contraintes trop lourdes à porter.
 
Pour revenir au contenu des allégations du MR, il m’a pourtant toujours semblé que l’autonomie dont jouissaient les écoles du réseau officiel était particulièrement grande : outre l’autonomie laissée dans le contenu et les processus d’enseignement, les écoles de l’enseignement officiel restent également « libres » d’organiser et réglementer la vie scolaire, d’utiliser les ressources financières et matérielles selon les projets qu’elles mettent en œuvre et le projet pédagogique de l’école. Il en va de même dans l’utilisation qu’elles font des ressources humaines dont elles disposent.
 
De plus, ma crainte est grande de voir cette utilisation biaisée et sélective, partielle et à mon sens partiale des chiffres de l’étude Pisa alimenter une nouvelle guerre scolaire, qui ne serait due qu’à un diagnostic erroné tiré de façon quelque peu hâtive de cette étude statistique. Les capacités du Docteur Destexhe sont bien connues pour ce genre d’exercice et ce ne sont pas mes collègues MR qui me démentiraient. La science veut en effet que, quelque soit la grille de lecture utilisée, les données soient au moins objectives, ou à tout le moins objectivables.
 
Pouvez-vous, Monsieur le Ministre, nous rassurer sur ces propos tant du point de l’autonomie de l’enseignement officiel que de l’analyse des chiffres utilisés ?

 




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