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Enseignement - formation



- Interpellation (jointe) de Véronique JAMOULLE à Benoît CEREXHE, Ministre chargé de l’Emploi, de l’Economie, de la recherche scientifique, de la lutte contre l’incendie et l’aide médicale urgente relative à « l’absence de politique concertée des pouvoirs publics régionaux bruxellois avec l’enseignement de promotion sociale et Bruxelles formation »
Commission des Affaires économique du 18 avril 2007 - p.15

 

Monsieur le Ministre
 
Comme je siège à la fois à la Région de Bruxelles-Capitale et à la Communauté française, j'ai l'occasion d'avoir des contacts fréquents avec des enseignants et des directeurs du réseau de l'enseignement de Promotion sociale. J'en ai aussi eu avec les personnes du cabinet de la ministre Arena qui suivent de près l'enseignement de Promotion sociale. Elles ont été en relation avec votre cabinet et avec l'ORBEM pour essayer de débloquer cette situation : en théorie c'est possible, mais, dans les faits, c'est tellement compliqué et coûteux que cela ne se fait pas.
 
Au regard des collaborations que la Régionla Communauté française ont développées entre le FOREM et l'enseignement de Promotion sociale, je me dis que nous avons du chemin à parcourir. Il y a ainsi une conventioncadre entre l'enseignement de Promotion sociale et le FOREM qui date de 2000, deux conventions spécifiques dans le cadre du plan Marshall en matière de langues et de formations pour les métiers où il y a pénurie de personnel, une convention qui regroupe l'enseignement de Promotion sociale, la Région, le FOREM, Lire et Ecrire, et la Fédération des entreprises d'intérim en matière d'alphabétisation et de formation de base ; enfin, l'enseignement de Promotion sociale participe systématiquement aux appels à projets du FOREM en matière d'alphabétisation et de CEB (certificat d'étude de base) et bénéficie d'un financement de la Région
 
Du côté de la Région flamande, il existe également des conventions et des collaborations. Je ne dis pas que le privé ne peut pas assurer des formations correctes, mais la Communautéla Communauté française organisent un enseignement de qualité, dispensé par des des personnes spécialement formées et disposant d'une réelle expertise dans un travail de formation "de 2ème chance" - on a souvent appelé notre enseignement de Promotion sociale "l'école de la deuxième chance", et heureusement qu'il est là -, et garantissant une formation certifiée, contrairement aux centres privés.
 
Il existe bel et bien une convention assez ancienne, établie avec Bruxelles Formation, dont les modalités de mise en oeuvre, particulièrement complexes, sont actuellement revues pour en améliorer l'efficacité, notamment en matière d'enseignement de Promotion sociale. Les Bruxellois de la Communauté française se sentent désavantagés comparativement aux Wallons. Néanmoins, brandir la complexité de nos institutions pour justifier l'incapacité à mettre en oeuvre les synergies avec les personnes compétentes, disposant de l'expertise nécessaire, est un alibi facile. D'autant plus que la problématique des jeunes demandeurs d'emploi sous-qualifiés est plus aiguë en Région bruxelloise que dans les autres Régions.
 
Pourquoi n'arrive-t-on pas à créer de telles synergies à Bruxelles et à les faire fonctionner audelà de la complexité institutionnelle ? J'ai la même impression avec un autre point soulevé dans l'interpellation de M. Gosuin, qui concerne l'accès des centres de compétence à l'enseignement de Promotion sociale. L'accord de coopération relatif au Fonds des équipements pour l'enseignement technique et professionnel - dont le parlement devrait bientôt disposer - prévoit l'accès des centres de compétence aux élèves de l'enseignement technique et professionnel et de l'enseignement de Promotion sociale.
 
Les centres de technologie avancée seraient également ouverts aux demandeurs d'emploi en formation ou aux personnes qui suivent les cours de Bruxelles Formation. Cet accord de coopération a été voté avant les vacances en Région wallonne et en commission de la Communauté française. Il sera voté cette semaine en séance plénière à la Région et à la  Communauté française. La Région bruxelloise risque à nouveau d'être en retard. Nos écoles ne vont pas pouvoir préparer la réponse aux appels à projets qui vont être lancés pour les centres de technologie avancée. Ce sont de merveilleux outils, qui permettent de faire jouer les  synergies entre l'enseignement et toutes les formations qui existent dans le cadre de la Communauté française, mais aussi avec les formations pour les demandeurs d'emploi.
 
Où en est l'élaboration de cet accord, qui permettrait à nos écoles d'ouvrir des centres de compétence - dont l'encadrement et les déplacements des élèves seraient financés par la Communauté française - en échange de l'ouverture des centres de technologie avancée  financés par la Communauté française aux demandeurs d'emploi ? En Région wallonne, cette ouverture se fait 10% du temps. A Bruxelles, elle pourrait atteindre les 25%. Cela représente une ouverture non négligeable sur du matériel qui sera payé par la Communauté française, par le Fonds des équipements technique et professionnel.
Les difficultés institutionnelles entraînent un retard de la Région bruxelloise pour un merveilleux outil qui permettrait de faire jouer les compétences et les spécificités de tous, dans l'intérêt des jeunes de notre Région, qui en ont tellement besoin. 


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