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Handicap



- Question écrite de Véronique JAMOULLE à Marie Arena, Ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale relative à "la descolarisation des enfants présentant un handicap"
Question écrite du 19 septembre 2005 - p.17




Madame la Ministre ,
 
Je voudrais par la présente vous faire part d’une situation qui m’a véritablement interpellée récemment.
 
Il m’a été présenté le cas d’un enfant de 11 ans, présentant un déficit auditif (rééquilibré avec prothèses) ainsi que des troubles du comportement. Le contexte familial de cet enfant aurait difficilement pu l’amener d’emblée vers un bien-être total... Le rejet d’un enfant handicapé par sa famille proche nous rappelle malheureusement trop souvent que l’acceptation du handicap par les parents est une chose ardue, particulièrement pour les familles ne bénéficiant pas d’un large réseau.
 
L’iniquité est telle que, en situation précaire, le handicap  ne vient que se surajouter à une misère sociale et psychologique déjà bien suffisante. Cette année, il n’y a pas eu de rentrée scolaire pour cet enfant ; plus scolarisé depuis mars 2005, il n’est pris en charge par aucune structure, ne bénéficie d’aucun accompagnement pédagogique ou psychologique, est « abandonné » dans et par le système existant.
 
Les raisons avancées ne sont pas neuves ; l’une relève du transport scolaire, et l’autre de la prise en charge en internat. L’enfant habitant Bruxelles pouvait trouver un enseignement adéquat en région liégeoise ; mais ne pouvait par contre bénéficier ni du transport scolaire Bruxelles-Liège-Bruxelles, ni de la résidence en internat. Vous avez très bien mis en évidence, lors d’une Commission précédente, que les portes de l’école se sont ouvertes pour tous dans notre CF, parce que l’enfant atteint de déficience est avant tout un enfant comme les autres.
 
Je ne peux bien évidemment qu’aller dans ce sens, et c’est la raison pour laquelle je vous interroge ici. Dispose-t-on de données sur la fréquence de telles situations ? Que peut-on faire concrètement pour aider ce jeune à réintégrer un parcours scolaire et lui donner les chances de s’approprier un projet de vie ?
 
L’enfant abandonné d’aujourd’hui peut aussi bien devenir l’adulte en perte de repères que l’adulte qui s’épanouit, mais pour cela il ne faut pas l’abandonner une seconde fois.
 



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