Enseignement - formation
- Interpellation de Véronique JAMOULLE à Christian Dupont, Ministre de l'Enseignement obligatoire relative à "l'obligation scolaire"
Monsieur le Ministre,
Récemment, la presse a fait état du fait que quelques 6000
des 140.000 enfants en âge scolaire que compte Bruxelles ne seraient inscrits
dans aucune école.
Ces chiffres ressortent d’un croisement des listes des
Communautés française et flamande, obtenu par Madame Arena.
Vous avez « relativisé » ces chiffres en avançant
certaines explications que vous vous êtes engagé à vérifier. Vous avez aussi, à
juste titre, qualifié ces chiffres d’inquiétants et rappelé qu’on ne badine pas
avec l’obligation scolaire.
Effectivement, cette « obligation » est en fait la
garantie du droit fondamental de tout enfant à un enseignement de qualité. Nous
avons eu l’occasion de le rappeler lors du débat en commission relatif au décret
sur l’enseignement à domicile. Le rappeler me semble utile afin de dépasser les seules préoccupations
« communautaires » du comptage des élèves. Un seul enfant en âge
d’obligation scolaire laissé en marge de tout enseignement, c’est déjà un
enfant de trop !
Nous ne pouvons donc que nous réjouir que d’abord Madame
Arena et puis vous-même, Monsieur le Ministre, ayez pris ce problème à bras le
corps. Nous réjouir aussi
que la réforme du Service général de l’Inspection que nous
avons adoptée entraîne la création d’un service spécifique du contrôle de
l’obligation scolaire au sein de l’administration.
Ces considérations m’amènent à vous poser les questions
suivantes :
La presse a mis en évidence les chiffres en Région
bruxelloise. Dispose-t-on des chiffres pour l’ensemble de la Communauté
française ? Quels sont-ils ? Le phénomène des non-inscription est-il
plus important dans les villes ? ou dans certaines provinces ? Pour la Région bruxelloise, comment
se répartissent les inscrits entre Communauté française et Communauté
flamande ?
Quand seront terminées les vérifications que vous avez
annoncées ? Comment et par qui
seront-elles effectuées ?
Comment seront mises en
oeuvre les collaborations avec les centres PMS, l'aide à la
jeunesse, avec la Justice ou la police (sans tomber dans les
dérives sécuritaires de la circulaires PLP 41) ? Ainsi
qu'avec les associations de parents ou autres associations de terrain ?