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Enseignement - formation



- Interpellation de Véronique JAMOULLE à Christian Dupont, Ministre de l'Enseignement obligatoire relative à  "l'obligation scolaire
Séance plénière du 22 avril 2008 - p.18


Monsieur le Ministre,
 
Récemment, la presse a fait état du fait que quelques 6000 des 140.000 enfants en âge scolaire que compte Bruxelles ne seraient inscrits dans aucune école.
Ces chiffres ressortent d’un croisement des listes des Communautés française et flamande, obtenu par Madame Arena.
 
Vous avez « relativisé » ces chiffres en avançant certaines explications que vous vous êtes engagé à vérifier. Vous avez aussi, à juste titre, qualifié ces chiffres d’inquiétants et rappelé qu’on ne badine pas avec l’obligation scolaire.
 
Effectivement, cette « obligation » est en fait la garantie du droit fondamental de tout enfant à un enseignement de qualité. Nous avons eu l’occasion de le rappeler lors du débat en commission relatif au décret sur l’enseignement à domicile. Le rappeler me semble utile  afin de dépasser les seules préoccupations « communautaires » du comptage des élèves. Un seul enfant en âge d’obligation scolaire laissé en marge de tout enseignement, c’est déjà un enfant de trop !
 
Nous ne pouvons donc que nous réjouir que d’abord Madame Arena et puis vous-même, Monsieur le Ministre, ayez pris ce problème à bras le corps. Nous réjouir aussi
 
que la réforme du Service général de l’Inspection que nous avons adoptée entraîne la création d’un service spécifique du contrôle de l’obligation scolaire au sein de l’administration.
 
Ces considérations m’amènent à vous poser les questions suivantes :
 
La presse a mis en évidence les chiffres en Région bruxelloise. Dispose-t-on des chiffres pour l’ensemble de la Communauté française ? Quels sont-ils ? Le phénomène des non-inscription est-il plus important dans les villes ? ou dans certaines provinces ? Pour la Région bruxelloise, comment se répartissent les inscrits entre Communauté française et Communauté flamande ?
 
Quand seront terminées les vérifications que vous avez annoncées ?  Comment et par qui seront-elles effectuées ? 
Comment seront mises en oeuvre les collaborations avec les centres PMS, l'aide à la jeunesse, avec la Justice ou la police (sans tomber dans les dérives sécuritaires de la circulaires PLP 41) ? Ainsi qu'avec les associations de parents ou autres associations de terrain ?

 


 

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