Monsieur le Ministre,
Voici quelques jours, nous prenions connaissance par la
presse des fonctions touchées par la pénurie de personnel et constations, comme
nous l’avions fait par ailleurs l’année dernière, que l’enseignement en
Communauté française est l’un des secteurs les plus touchés par cette pénurie,
principalement à Bruxelles, dans le Hainaut et dans le Brabant wallon.
Il nous est revenu à cette occasion que pas un secteur de
l’enseignement (et cela vaut tous les réseaux confondus) n’est épargné à ce
jour. Ainsi, pour ne citer que quelques exemples, dans le fondamental, les
professeurs maternels et primaires, mais aussi de langue font défaut, dans
l’enseignement qualifiant également, toutes filières confondues ainsi que dans
les cours généraux en français, math, histoire…
Cette situation est d’autant plus délicate que certaines
écoles se voient dans l’impossibilité de dispenser des cours de langue depuis
déjà quelques semaines.
Pouvez-vous nous donner des indications sur les manques
exacts en Communauté française de façon générale et en Région bruxelloise plus
particulièrement où l’enseignement en discrimination positive constitue près de
50% de l’enseignement fondamental et 40% de l’enseignement secondaire ?
De même, pouvez-nous vous dire quelles sont les pistes
abordées pour répondre à ce manque de personnel et l’état de vos réflexions ?
Enfin, ne pensez-vous pas que
les réflexions qui seront menées sur la façon de
palier ce déficit de personnel ne doivent s'accompagner de
réflexions sur le rôle et le statut de l'enseignant,
éléments essentiels s'il en est de l'orientation des
jeunes vers la carrière pédagogique ainsi que sur
l'accompagnement des jeunes enseignants ?