Monsieur le Ministre,
Vous n’êtes pas sans savoir que la FAPEO a récemment élaboré 30
propositions rassemblées dans un « Plan Charlemagne » pour lutter
contre l’échec scolaire. Parmi ces mesures, citons la volonté d’adapter l’apprentissage
à l’enfant, développer une remédiation immédiate, revoir la formation des
enseignants, accompagner les enseignants par des psychologues, pédagogues et
logopèdes, rallonger le tronc commun jusqu’à 16 ans, parvenir à une gratuité
réelle de l’enseignement…
Au centre de ce plan Charlemagne, sorte de Plan Marshall
pour l’enseignement, une critique principale : la sous-traitance aux
familles d’une part importante de la mission de l’école et une demande :
la suppression pure et simple de la pratique du redoublement. Le cadre familial
prendrait la forme de « classe après la classe » et ferait peser de
tout son poids l’échec de l’élève sur les familles.
Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous informer de votre
avis sur les propositions contenues dans ce plan Charlemagne dont certaines
constituent le cœur du Contrat pour l’Ecole ?
De même, quelle est
votre opinion sur le constat fait par la FAPEO quant au rôle dévolu
aux familles ? Les écoles de devoir ne constituent-elles pas un cadre
approprié pour répondre à cette question ? Quelles sont les pistes que
vous préconisez pour éviter de placer les parents dans ce type de
situation ?
Enfin, quant à la
proposition de supprimer le redoublement, cette idée vous
semble-t-elle envisageable à court, moyen ou long terme ? Vous
semble-t-elle constituer une réponse à la dualisation de
l'enseignement observé en Communauté française ?