Enseignement - formation
- Question
orale de Véronique JAMOULLE à Marie-Dominique Simonet, Ministre de l'Enseignement
supérieur et de la recherche scientifique relative aux "propositions
faites par le Conseil général des Hautes Ecoles à
propos de la formation initiale des enseignants"
Madame la
Ministre,
La Libre Belgique du 24 janvier dernier fait écho des
propositions faites par le CG des HE à propos de la formation initiale des
enseignants. Il s’agit entre autres de modifier le décret du 12 décembre 2000
sur la formation initiale en ce qui
concerne la nature du stage de première année, l’encadrement des stages et les
programmes de formation commune.
Nous le savons tous, ce décret voté lors de la dernière
législature était ambitieux.
Il voulait clarifier et mieux encadrer les
formations initiales, développer une approche par objectifs et
compétences,
donner dans la formation commune des outils pour faire face aux
situations de
crise et surtout amener le futur enseignant à comprendre
et à gérer les pratiques pédagogiques en
étant
d’abord observateur des praticiens expérimentés qui
allaient le guider dans les
années suivantes.
Il s’agissait d’adapter la formation initiale aux
changements vécus par l’école : du décret mission à l’évolution des
enfants et des jeunes ou encore aux nouvelles difficultés et exigences du
métier d’enseignant.
L’article de la Libre Belgique signale ainsi que les stages
seraient actifs dès la première année. Par ailleurs, les visites de supervision
seraient moins nombreuses en stage et l’obligation pour les stagiaires d’être
au moins deux par implantation ne serait pas maintenue.
Quand on ajoute à cela la proposition d’aligner les
exigences d’agréation pour tout maître de stage, et pas seulement des deuxièmes
et troisièmes années nous retrouvons, dans la bouche du président du CG des HE
la plupart des amendements proposés à l’époque et rejetés. Il suffit de relire
le compte rendu intégral des séances pour s’en rendre compte.
La volonté à l’époque était de garantir une formation
commune large et exigeante, car la fonction l’est, d’assurer une progressivité
des stages car l’apprentissage est lourd et il importe de rentrer dans la
fonction de façon graduelle. Le parlement, en majorité, avait approuvé cette
stratégie.
Ma question, Madame la Ministre, après quelques réflexions qui remettent
les éléments en contexte, est double : d’abord, avant de changer quoi que
ce soit, ne faut-il pas évaluer sur le terrain les résultats de ces
formations ? C’est d’ailleurs ce qui est prévu dans la Déclaration de
Politique Communautaire. Nos enseignants nouvelle cuvée ne sont-ils pas d’un assez
bon cru pour que l’on veuille déjà changer la vinification ?
Ensuite, que pensez-ous des propositions du C.G.H.E. ?
Envisagez-vus de réformer un texte qui a à peine eu le temps de produire ses
premiers effets ?
Je vous remercie de votre réponse.