Passer la navigation.



Enseignement - formation



- Question orale de Véronique JAMOULLE à Marie-Dominique Simonet, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique relative aux "propositions faites par le Conseil général des Hautes Ecoles à propos de la formation initiale des enseignants

Séance plénière du 15 février 2005 - p.44





Madame la Ministre,
 
La Libre Belgique du 24 janvier dernier fait écho des propositions faites par le CG des HE à propos de la formation initiale des enseignants. Il s’agit entre autres de modifier le décret du 12 décembre 2000 sur la formation  initiale en ce qui concerne la nature du stage de première année, l’encadrement des stages et les programmes de formation commune.
 
Nous le savons tous, ce décret voté lors de la dernière législature était ambitieux. Il voulait clarifier et mieux encadrer les formations initiales, développer une approche par objectifs et compétences, donner dans la formation commune des outils pour faire face aux situations de crise et surtout amener le futur enseignant à comprendre et  à gérer les pratiques pédagogiques en étant d’abord observateur des praticiens expérimentés qui allaient le guider dans les années suivantes.
 
Il s’agissait d’adapter la formation initiale aux changements vécus par l’école : du décret mission à l’évolution des enfants et des jeunes ou encore aux nouvelles difficultés et exigences du métier d’enseignant.
 
L’article de la Libre Belgique signale ainsi que les stages seraient actifs dès la première année. Par ailleurs, les visites de supervision seraient moins nombreuses en stage et l’obligation pour les stagiaires d’être au moins deux par implantation ne serait pas maintenue.
Quand on ajoute à cela la proposition d’aligner les exigences d’agréation pour tout maître de stage, et pas seulement des deuxièmes et troisièmes années nous retrouvons, dans la bouche du président du CG des HE la plupart des amendements proposés à l’époque et rejetés. Il suffit de relire le compte rendu intégral des séances pour s’en rendre compte.
 
La volonté à l’époque était de garantir une formation commune large et exigeante, car la fonction l’est, d’assurer une progressivité des stages car l’apprentissage est lourd et il importe de rentrer dans la fonction de façon graduelle. Le parlement, en majorité, avait approuvé cette stratégie.
 
Ma question, Madame la Ministre, après quelques réflexions qui remettent les éléments en contexte, est double : d’abord, avant de changer quoi que ce soit, ne faut-il pas évaluer sur le terrain les résultats de ces formations ? C’est d’ailleurs ce qui est prévu dans la Déclaration de Politique Communautaire. Nos enseignants nouvelle cuvée ne sont-ils pas d’un assez bon cru pour que l’on veuille déjà changer la vinification ?
 
Ensuite, que pensez-ous des propositions du C.G.H.E. ? Envisagez-vus de réformer un texte qui a à peine eu le temps de produire ses premiers effets ?
 
Je vous remercie de votre réponse.















Pied de page

Accueil  Newsletter   Plan du site