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Relations internationales



- Question orale de Véronique JAMOULLE à Marie-Dominique Simonet, Ministre des Relations internationales, relative à "l'utilisation du viol comme arme de guerre en RDC



Madame la Ministre,
 
Le 25 novembre dernier, Amnesty International a mené une campagne de sensibilisation face à cette problématique des plus délicates que constitue l’utilisation du viol comme arme de guerre. Cette campagne de sensibilisation fait suite à la recrudescence de viols de femmes de tous âges dont Amnesty a été informé, pratique bien souvent encouragée par les commandants militaires qui cherchent à humilier et terroriser la communauté.
 
A ce drame dont les conséquences sont multiples sur le plan psychologique s’ajoutent également des séquelles physiques puisque, comme vous le savez, ce procédé ignoble est un important vecteur de propagation du virus du sida.
 
Lors de la discussion du budget alloué aux relations internationales et plus particulièrement à la RDC, vous aviez insisté sur la nécessité de préserver les acquis de Yambi, ce dont je ne peux que me réjouir. Le budget dévolu à la délégation Wallonie-Bruxelles a d’ailleurs été augmenté de plus de 7% pour 2008, ce qui permettra je suppose, d’approfondir un peu plus notre coopération avec ce pays.
 
Néanmoins, la problématique en objet est de première importance et je n’hésite pas à parler d’urgence et de priorité lorsqu’il est question de la situation de ces femmes dont on parle peu mais aussi de ces hommes et de ces jeunes filles et garçons dont on parle encore moins – pour ne pas dire pas du tout.
 
Le 15 mars 2005, avec l’appui de six collègues parlementaires, toutes formations politiques confondues, nous avions entrepris de voter une proposition de résolution. Cette proposition contenait entre autre quatre demandes que je vous synthétise ici :
 
- alimenter dans les meilleurs délais la réflexion sur la violence sexuelle en veillant à y associer  la société civile congolaise ainsi que les ONG de la RDC et de la communauté française actives dans ce secteur,

- apporter son appui à des projets, en particulier ceux initiés par la société civile, destinés à fournir une aide appropriée aux victimes de violences sexuelles,

- coordonner les initiatives développées en ce sens en Communauté française

- encourager le Gouvernement de
la RDC dans le cadre des relations bilatérales, à lutter contre cette forme de violence, notamment en mettant fin à l’impunité des violences sexuelles conformément à la législation nationale et internationale
 
Depuis deux ans que cette proposition de résolution a été votée, pouvez-vous nous dire quelles sont les initiatives concrètes impulsées par la Communauté française afin de remédier à cette problématique et les avancées constatées ? Des programmes ont-ils été mis en route et le cas échéant l’ont-ils été avec la société civile ? Plus globalement, pouvez-vous nous informer des projets (au niveau éducatif, culturel et bien sûr de la santé) mis en œuvre en RDC ?
 
Comme le rappelait Philippe Hensmans, directeur francophone d’Amnesty international Belgique, la Belgique est parfois le seul pays à dénoncer ce qui se passe en RDC, je reste donc persuadée que la Communauté française a un rôle à jouer en cette matière.



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