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Relations internationales



- Question orale de Véronique Jamoulle à Marie-Dominique Simonet, Ministre des Relations internationales, relative à "la censure en Tunisie et les programmes menés



Madame la Ministre,
 
Le groupe socialiste vous interrogé à plusieurs reprises sur la situation des droits de l’Homme en Tunisie. Vous aviez à l’époque demandé à tous les représentants de la Communautéla Région wallonne de rappeler à leurs interlocuteurs tunisiens notre attachement aux droits de l’Homme. Vous aviez également donné instruction à l’administration et à notre délégation de rester attentifs à toute possibilité d’infléchir les actions en soutenant d’avantage les composantes démocratiques de la société civile.

Alors que la Tunisie va bientôt « fêter » les 20 ans du régime de Ben Ali, la situation semble encore se détériorer. Des menaces pèsent en effet sur l’utilisation des bureaux du Parti démocratique progressiste (PDP) et de son organe, le journal « El Mawqif », pourtant l’un des rares espaces de libertés publiques encore ouvert à Tunis. Une dépêche du PDP datée du 1er octobre nous a par ailleurs informés de ce que, par décision judiciaire, la résiliation du bail de location a effectivement été prononcée, accompagnée d’une obligation faite aux personnes qui l’occupent de quitter les lieux.

Madame la Ministre a-t-elle des informations à ce sujet ? Quel suivi est réalisé par l’administration et notre délégation face à ces constats inquiétants pour les droits humains en Tunisie ?

Je souhaiterais enfin vous interroger sur les projets de coopération réalisés en Tunisie. Le rapport du CGRI 2006 indique que deux axes prioritaires sont retenus pour les projets avec ce pays :

- l’enseignement et la formation

- l’appui à la société civile et au dialogue culturel.

Les actions du second axe ne sont cependant pas détaillées dans le rapport. Au regard des déclarations que vous aviez faites suite aux questions orales posées, pourriez-vous nous dire quels sont les projets en appui à la société civile développés par le CGRI en Tunisie et plus précisément les associations de la société civile concernées par ces projets ? De même, des axes prioritaires ont-ils été définis dans l’élaboration de ces projets avec la société civile ? Enfin, des critères d’évaluation sont-ils prévus ? 
Je ne doute pas de votre implication dans ce dossier qui demande un équilibre subtil entre dialogue et fermeté. Le groupe socialiste vous assure de tout son soutien dans toutes les initiatives que vous prendrez afin de soutenir les défenseurs des droits humains en Tunisie
française et de .


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