Madame la
Ministre,
La 34ème session de la Conférence générale de l’Unesco s’est achevée le
2 novembre dernier. Elle a été marquée par l’adoption de la stratégie de
l’Organisation pour les 6 années à venir et de son nouveau programme et budget
pour 2008-2009 (631 millions de dollars).
Madame la
Ministre peut-elle tout d’abord nous faire état de
l’implication de la
Communauté française dans les sujets traités par l’Organisation ?
Il est vrai que française a été très présente lors des
négociations pour l’adoption de relative à la diversité culturelle.
Mais qu’en est-il exactement de notre présence pour les autres domaines
couverts par l’Unesco ? Pouvez-vous nous détailler le budget que française
octroie à l’Organisation ? Pouvez-vous nous faire part des objectifs
politiques qui sous-tendent notre participation financière et nous dire quelles
sont les interactions avec la
Francophonie ? En bref : quelle est la stratégie de
la Communauté
française afin de tirer parti des potentialités que nous offre l’Unesco ?
La
Communauté
flamande agit de manière très volontariste auprès
de l’Unesco. Elle finance une coopération technique via un
accord de
coopération et deux fonds-en-dépôt. L’accord
de coopération, signé en 1998,
esquisse les contours du partenariat qui consistent notamment en
l’échange de
vues, de documents et d’informations et l’identification
d’activités concrètes
de coopérations dans l’intérêt mutuel des
deux parties. L’accord prévoit
également la possibilité de détachement
d’experts flamands auprès de
l’Organisation. Le premier fonds-en-dépôt, qui est
dédié à la science, a été
créé en 1999. L’objectif clairement affiché
par la Flandre est d’accroître sa
renommée par l’expertise flamande dans les cadres des activités réalisées avec
ce Fonds. Dans chaque activité, les partenariats sont recherchés. Les Flamands
utilisent donc ce fonds-en-dépôt comme carte de visite pour les chercheurs et
les établissements d’enseignement supérieur flamands ! Un deuxième fonds a
par ailleurs été créé en 2002 pour les autres secteurs de l’Unesco.
Par ailleurs, la
Flandre finance les stages de 5 jeunes universitaires
flamands par an à l’UNESCO. De nombreuses Organisations internationales (dont
l’UNESCO) proposent en effet aux jeunes
diplômés des stages non rémunérés. La Flandre a mis en place un programme de soutien
financier pour les jeunes diplômés flamands engagés en tant que stagiaire dans
les Organisations internationales.
Mon idée n’est pas de demander à la Communauté française
d’imiter nos voisins du Nord, d’autant que nos moyens sont plus limités, mais
de voir effectivement dans quel sens nous allons.