Madame la
Ministre,
Il convient de revenir sur le suivi du Sommet de Ouagadougou
et le cadre stratégique décennal, étant donné que celui-ci s’est donné quatre
missions, dont l’appui à l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et
la recherche. Afin d’éviter que ce cadre ne reste un catalogue de bonnes
intentions, il avait été demandé aux opérateurs de se doter d’indicateurs de
résultats chiffrés avant le second semestre 2005.
Dès lors, Madame la Ministre, pourriez-vous nous dire si les
opérateurs se sont effectivement dotés de ces indicateurs ? A-t-on déjà réalisé
une première évaluation de la mise en oeuvre du plan stratégique décennal ?
Je me réjouis de l’adoption de la déclaration du XIe Sommet
qui réaffirme avec force que l’éducation ne peut être objet de commerce. Cette
position fut défendue par tous les groupes de cette assemblée. Quelles
difficultés ont-elles été rencontrées pour aboutir à ce résultat ? J’ai aussi
quelques déceptions. Comment réaliser l’objectif de l’éducation pour tous alors
même que la question de la dette des pays en voie de développement n’est pas
évoquée ? Nombre d’entre eux sont membres de la Francophonie. Quelles
sont les aides envisagées ?
M. Galand a rappelé l’importance de l’éducation des filles
dans ces pays. Il était prévu que l’OIF presse activement les grandes
institutions financières internationales pour que les plans d’ajustement
structurel préservent l’éducation. Qu’en est-il ? Enfin, quelle a été la
position de la Communauté
française sur la crise au Liban ? Quelles suites seront-elles données à la
déclaration ? Quelles difficultés ont-elles été rencontrées ? La Francophonie a un
rôle à jouer au Liban.