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Relations internationales



- Question orale de Véronique JAMOULLEà Marie-Dominique Simonet, Ministre des Relations internationales, relative au "retrait de l'APEFE en Tunisie"
Commission des Realtions internationales du 21 octobre 2005 - p.3




Madame la Ministre,

Comme vous le savez, l’APEFE est intégrée au sein de l’Espace International Wallonie Bruxelles comme opérateur privilégié de la coopération au développement. L’APEFE est présente en Tunisie depuis 1992 par le biais d’une Convention avec les Ministères de l’Education et de l’Enseignement supérieur.
 
Ses activités dans le secteur de l’enseignement supérieur et, depuis 2001, dans le secteur de l’éducation de base  sont fortement appréciées dans ce pays qui a toujours fait le pari de l’éducation, et ce dès son indépendance.
 
Malgré la qualité du programme APEFE en Tunisie, celui-ci a été entièrement arrêté en 2004. Il est vrai que les moyens financiers de l’association dépendent en grande partie de la coopération fédérale et la DGCD a décidé de ne plus financer le programme APEFE Tunisie car ce pays ne fait plus partie des pays dits « prioritaires ».
 
Si la Tunisie ne fait pas partie des priorités pour la coopération fédérale, il n’en est pas de même pour la Communauté française. En effet,  les pays du Maghreb, de par leur proximité géographique et leur communauté linguistique, constituent des partenaires de choix pour Wallonie-Bruxelles. Notre Communauté a d’ailleurs conclu des accords-cadres avec 3 pays du Maghreb : la Tunisie, le Maroc et l’Algérie. Des délégations ont été installées dans les 3 pays et les délégués travaillent en lien étroit avec les coordinateurs APEFE.
 
Par ailleurs, le français est en recul et l’anglais connaît un certain engouement. Bien sûr, cette situation est moins criante qu’au Rwanda et Burundi mais nous devons redoubler d’efforts pour ne pas perdre le lien linguistique qui nous unit.
 
Enfin, il est pour le moins paradoxal que le fédéral impose ses priorités aux acteurs indirectes et encore plus particulièrement à l’APEFE.  
 
Pour toutes ces raisons, et même si nous déplorons le manque de liberté de la presse, les atteintes aux droits de l’homme et le déficit démocratique, je pense que ce retrait doit être reconsidéré. C’est en effet par l’Education que la population aura les armes pour se battre pour une société plus démocratique et respectueuse des droits de chacun.

Je suis consciente que notre marge de manœuvre est limitée mais en tant que Ministre des Relations internationales et Présidente du CA de l’APEFE, pourriez-vous rediscuter de ce dossier avec le fédéral ?

 









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