
Madame
Nous avons déjà pu discuter, en cette commission ou en séance plénière, de la prise en charge spécifique des enfants autistes et, notamment, du programme TEACCH, le programme de traitement et d’éducation des enfants autistes et atteints de troubles de la communication apparentés.
Si, actuellement, les enfants autistes sont souvent scolarisés en type 3 et parfois aussi dans les autres types d’enseignement spécialisé – troubles caractériels –, il n’en demeure pas moins essentiel qu’ils puissent bénéficier d’une méthode d’apprentissage spécifique leur permettant d’acquérir des habiletés et une certaine autonomie. C’est précisément ce que leur permet le programme TEACCH, en ce sens qu’il semble répondre au besoin de structuration de ces enfants. À côté des exigences qu’il comporte pour les parents, les enseignants ou les directions d’école, le programme TEACCH a démontré une certaine efficacité.
Je voudrais connaître votre point de vue sur la volonté de votre homologue flamand, dont la presse s’est fait l’écho il y a quelque temps, de consacrer un budget supplémentaire de 2,6 millions d’euros à l’accompagnement des enfants autistes à l’école ordinaire. Le but serait de permettre à ces enfants d’intégrer une classe « ordinaire » tout en bénéficiant d’un programme adapté à leur niveau.
Cependant, parents et intervenants craignent les dérives du développement de ce système dit « inclusif ». En effet, ici, contrairement au système « intégré » dans lequel l’enfant fréquente une école ordinaire soutenue par une école spécialisée, enseignants et familles doivent s’investir énormément pour assurer un apprentissage efficace et adapté au niveau de l’enfant. Dans le système intégré flamand, l’élève autiste peut recevoir l’aide d’un enseignant du spécialisé de deux à quatre heures par semaine. On se doute bien que, vu la demande, certains enfants ne bénéficient pas de cette aide.
Pouvez-vous nous dire, Madame
