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Handicap



- Question orale de Véronique JAMOULLE à Marie Arena, Ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale relative à la  "scolarisation des enfants autistes" [28/06/06]
Commission Education du 28 juin 2006 - p.3


 

Madame la Ministre-Présidente,

 

Nous avons déjà pu discuter, en cette commission ou en séance plénière, de la prise en charge spécifique des enfants autistes et, notamment, du programme TEACCH, le programme de traitement et d’éducation des enfants autistes et atteints de troubles de la communication apparentés.

Si, actuellement, les enfants autistes sont souvent scolarisés en type 3 et parfois aussi dans les autres types d’enseignement spécialisé – troubles caractériels –, il n’en demeure pas moins essentiel qu’ils puissent bénéficier d’une méthode d’apprentissage spécifique leur permettant d’acquérir des habiletés et une certaine autonomie. C’est précisément ce que leur permet le programme TEACCH, en ce sens qu’il semble répondre au besoin de structuration de ces enfants. À côté des exigences qu’il comporte pour les parents, les enseignants ou les directions d’école, le programme TEACCH a démontré une certaine efficacité. 

Je voudrais connaître votre point de vue sur la volonté de votre homologue flamand, dont la presse s’est fait l’écho il y a quelque temps, de consacrer un budget supplémentaire de 2,6 millions d’euros à l’accompagnement des enfants autistes à l’école ordinaire. Le but serait de permettre à ces enfants d’intégrer une classe « ordinaire » tout en bénéficiant d’un programme adapté à leur niveau.  

Cependant, parents et intervenants craignent les dérives du développement de ce système dit « inclusif ». En effet, ici, contrairement au système « intégré » dans lequel l’enfant fréquente une école ordinaire soutenue par une école spécialisée, enseignants et familles doivent s’investir énormément pour assurer un apprentissage efficace et adapté au niveau de l’enfant. Dans le système intégré flamand, l’élève autiste peut recevoir l’aide d’un enseignant du spécialisé de deux à quatre heures par semaine. On se doute bien que, vu la demande, certains enfants ne bénéficient pas de cette aide. 

Pouvez-vous nous dire, Madame la Ministre-Présidente, ce qui est mis en œuvre en Communauté française pour éviter cet écueil et pour assurer aux enfants une aide appropriée ?  

Par ailleurs, que pensez-vous du système proposé par votre homologue flamand ? Je suis assez interpellée par la différence de prise en charge des enfants autistes selon qu’ils fréquentent un enseignement flamand au sein du type 7 ou un enseignement de la Communauté française au sein du type 3. 

Pouvez-vous nous éclairer sur cette distinction ? Enfin, pouvez-vous nous informer de l’évolution du dossier concernant la reconnaissance des classes expérimentales ? Je songe ici aux classes TEACCH mais aussi aux classes réservées aux enfants atteints d’un polyhandicap sévère, et évidemment aux classes de langage, au sujet desquelles je vous avais déjà interrogée précédemment dans le cadre de la prise en charge des enfants dysphasiques.




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