Madame
J’ai récemment participé à une mission d’associations culturelles, syndicales et de coopération au développement en Palestine. A cette occasion, nous avons rencontré de nombreuses organisations palestiniennes, israéliennes et des Nations Unies ainsi que des représentants de la coopération et des affaires étrangères belges.
De manière générale, l’impression
que nous avons eue est que la situation sur le terrain est bien plus
inquiétante que l’image qui prédomine dans les médias et l’opinion publique. La
politique systématique de colonisation menée par Israël n’a jamais cessé, que
du contraire, même après
L’augmentation des routes
réservées aux colons, des points de contrôle et des colonies ainsi que de la
poursuite de la construction du mur réduit
L’économie, est exsangue et une partie de plus en plus importante de la population dépend de l’aide humanitaire, achetée elle aussi à Israël…
Sans parler de la bande de Gaza,
immense cage à ciel ouvert où survivent 1 million et demi de personnes sur un
territoire de 50 sur 5 à
Cette situation fait que beaucoup des personnes rencontrées ont de plus en plus de mal à garder espoir dans une solution négociée avec Israël, qu’ils appellent pourtant de tous leurs vœux et pour laquelle beaucoup d’entre eux travaillent en collaboration avec des associations israéliennes pour la paix et les droits de l’homme.
Nombreux aussi ont été nos interlocuteurs qui ont dénoncé le fait que l’UE et ses Etats membres ont abandonné le rôle moteur qu’ils ont joué à un certain moment pour un traitement politique du conflit israélo-palestinien…
Aujourd’hui, l’UE et ses Etats membres sont revenus à une approche essentiellement humanitaire, voire « palliative »… Ils aident la population à survivre mais non à vivre dans la dignité…
A cet égard, Madame
Beaucoup d’interlocuteurs nous ont parlé de Masarat avec enthousiasme, y compris les représentants de la coopération fédérale qui vont soutenir l’opération « Jérusalem, ville culturelle du monde arabe 2009 ».
Les étudiants du département de français
(créé en 1998 par
C’est par la musique et le chant aussi qu’un responsable d’une petite ONG de Gaza aide les enfants à surmonter les traumatismes des incursions de l’armée israélienne, de la mort de parents proches, du bruit des armes à feu… Il a créé une classe de chant et musique dans son appartement où les enfants vont l’après-midi.
Compte tenu de la situation que
je viens de décrire et des compétences de
- Tout d’abord, le site du CGRI ne mentionne plus
- Le département de français (et sa bibliothèque)
de l’Université d’Al-Azhar de Gaza n’est plus soutenu par
- Quelques étudiants de ce département avaient
obtenu une bourse pour compléter leur formation en Communauté française. Ils
avaient leur visa, mais en raison du blocus de Gaza, ils n’ont pu sortir de
Gaza et venir en Belgique. Des étudiants et artistes résidents en Cisjordanie
connaissent les mêmes restrictions. Certains artistes palestiniens risquent
d’ailleurs de ne pouvoir participer à Masarat pour cette raison. Quelles
démarches avez-vous prises ou comptez-vous entreprendre auprès de votre
homologue du fédéral et des autorités israéliennes pour des partenaires
palestiniens de
- Les besoins en formation dans certains secteurs
sont importants (en particulier dans le secteur infirmier) selon un responsable
de
- Enfin, dans le cadre de la campagne de
solidarité avec